Frédéric Pauwels est né à Anderlecht en 1974. En 1994,
Il entre à l’Ecole de Recherche Graphique (ERG) pour étudier la Bande
dessinée et la photographie. En 1998, devenu collaborateur au studio
Jean Graton pour la bande dessinée de Michel Vaillant, puis assistant
pour Eric Loutte, dessinateur de Biggles, il collabore comme photographe
avec plusieurs journaux comme le Vif-L'Express, Le Matin, Le Soir, la
Libre Belgique, The Bulletin, etc…
Persuadé que la photographie dénonce mieux que les mots et qu'elle peut
contribuer à enrichir sa création, il découvre bientôt qu'elle est une
expression à part entière. Il entreprend dès lors de rendre compte des
situations qui le touchent. Pendant un an, il est témoin du combat quotidien
des sans papiers de l'église du Béguinage. Tout en poursuivant ses activités
en tant que dessinateur, il devient également photographe indépendant
et collabore avec l'agence Blue Tattoo pour plusieurs magazines.
Avec la collaboration des Médecins du Monde et du Samu social de Bruxelles,
il réalise un reportage pendant un an sur le monde des SDF. Il apprécie
la distance que procure le noir et blanc et cherche à simuler la réaction
du spectateur en proposant des images " décalées ", différentes
de celles, immédiates, sensationnelles et parfois triviales, que propose
la télévision.
En 2002, il soutient " Une note pour chacun " en publiant un recueil de photos montrant l'importance de la musique sur le moral des enfants gravement malades et la générosité des musiciens bénévoles de l'association patronnée par José Van Dam. En parallèle, il réalise un reportage sur le quotidien de ses grands-parents et un autre sur la lente destruction de Doel, un village délaissé par ses habitants pour l'élargissement du port d'Anvers.
En 2003, il s'allie avec 6 autres photographes pour créer " LUNA ", une association internationale de photographes. Luna évoque symboliquement l'espace et le champ libre à l'imaginaire et aux rencontres, l'attrait de la découverte, l'envie de prendre du recul pour mieux témoigner. Cette association est un moyen d'échanger des idées afin de progresser dans leurs regards et dans leurs identités de photographes, et mettre en lumière des situations peu connues d'un monde humain.
En 2004, il soutient le milieu des jockeys en photographiant la passion
de deux jeunes jockeys entamant leur première saison professionnelle.
A travers leur quotidien, il nous offre un regard sur l’agonie lente
des champs de course belges.
Durant cette année, il entreprend aussi un travail de mémoire en photographiant
les derniers témoins (civils et vétérans) du débarquement de Normandie
et de la bataille des Ardennes. Portraits accompagnés des témoignages
précieux et poignants sur le plus grand conflit mondial après la première
guerre mondiale. Ce travail est toujours en cours actuellement.
En 2005, il entame un travail de commande sur la vie d’un quartier bruxellois lié à la prostitution. Il donne une occasion unique d’offrir la parole aux habitants de ce quartier emblématique qu’est le quartier Nord. Regards sur les jeunes du quartier, les habitants, les commerçants et … les prostituées. Grâce à ce reportage, il devient collaborateur rédactionel du Vif-L’Express et est souvent envoyé en reportage sur le terrain avec Gaël Turine.
En 2006, il s’allie avec Christophe Smets et Jeanouche Zafinerios pour un livre de portraits d’immigrés en Belgique « D’ici et d’ailleurs » et pour une exposition itinérante qui a démarré dans les jardins du Botanique à Bruxelles. La même année, toujours avec son allié Christophe Smets, il entame un long travail de plusieurs années sur les courses cyclistes en Belgique notamment sur les femmes souvent ignorées des médias.
En 2007, Il est toujours envoyé aux quatre coins de la Belgique au service de la rédacion du Vif-L'Express. Il entreprend plusieurs reportages sur les sosies de Johnny Hallyday, sur des jeunes apprentis pompiers, les élections des miss, la police de La Louvière, les enterrements des indigents et sur de équipes féminines de la nage synchronisée. En septembre, il rejoint la sympathique équipe des professeurs de l'Atelier Contraste en donnant des cour du soir comme professeur numérique.
En 2008, Il revient à ses premiers sujets qui le touchent: les sans-papiers et le petit village de Doel. Il participe à un duo avec une photographe flamande à la demande de Culture et Démocratie. Ils exposent ensemble aux Serres Royales de Bruxelles à l'occasion du Belgian Royal Arts Reception Castle en présence de la famille royale.
La photographie pour Frédéric est la mémoire de ce qu'il vit, et tout simplement une arme contre l'indifférence et …une manière de vivre…
Frédéric Pauwels