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Depuis le début de l'année 2009, la guerre menée à Gaza par
Israël fait partie du vécu quotidien des citoyens de Belgique,
où elle soulève l'indignation
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Dimanche
11 janvier. Dans le parc Albert à Anvers, un peu plus de 500
personnes ont répondu à l'invitation du Forum des organisations
juives. Mot d'ordre? Paix au Proche-Orient.
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"We
support Istraeli soldiers" Des nombreux participants souhaitaient
avant tout témoigner leur soutien à Israël
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Ces
enfants, ces hommes et ces femmes vivent en Belgique, le regard
rivé sur l'actualité du Proche-Orient. Moments de tristesse,
de colère et d'espoir ont émaillé cette semaine.
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Dimanche
11 janvier à Bruxelles. Alors que des milliers de personnes
piétinnent encore aux abords de la gare du Midi, la tête du
cortège avance au pas de course vers la gare du Nord. Des groupes
scandent: Hamas! Djihad! Hezbollah!
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Tous
manifestent amplement leur solidarité avec la population palestine
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"Il
y a des dizaines de morts chaque jour et personne n'essaie d'arrêter
le massacre. C'est injuste! Le silence tue!"
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La
manifestation est souvent rythmée par des slogans très peu fédérateurs
" Allahou Akhbar!" (Dieu est grand) et parfois carrément
choquant les appels au Djiad ( guerre sainte)
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Des
scènes violentes de Gaza vues à la télévision sont rejouées
à Bruxelles.
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Des
manifestants s'en prennent également au symbole américain
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Au
coeur de la manifestation, des manifestants réclament le boycot
des produits israëliens tandis que d'autres dénoncent le silence
de l'Union Européenne face aux raids israëliens sur la bande
de Gaza.
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Les
esprits s'enflamment surtout chez les jeunes qui ont du mal
à contenir leur colère.
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Il
est difficile de trouver sa place dans cette manifestation entre
les nombreux enfants mis en avant des groupes, entre les parents
en colère, entre les groupes brandissant les drapeaux du Hamas
et du Hezbollah, d'autres encore des portraits de son leader,
Hassan Nasrallah, d'autres encore des pancartes assimilant étoile
de David et croix gammée. Des nombreux policiers étaient sur
le qui-vive dans les rues de Bruxelles.
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Alors
que les manifestants se dispersent, des jeunes casseurs s'en
prennent aux bâtiments du boulevard Albert II. Rachida, 27 ans,
le dos couvert par un drapeau palestinien, sanglote, assise
sur un trottoir: "C'est des Apaches! Ils gâchent tout!"
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Les casseurs renversent tout sur leur passage, y compris des
voitures. Un élu MR recevra un pavé sur la tête et se fera soigner
dans un camion à eau de la police. La presse, déjà bousculée
pendant la manifestation est prise pour cible également: pierres,
pavés, retroviseurs de voitures, chaussures...
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Un
jeune homme, keffieh autour du cou, s'en prend aux policiers:
"Qu'est-ce que vous attendez? Il faut les arrêter! Il faut
arrêter la casse!"
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Dans les ruelles jonchant la rue Neuve, des formations sont
repliées vers d'autres groupes de casseurs.
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Leila
Sahid, déléguée générale de la Palestine à Bruxelles, regrette
"profondément ces heurts provenant de jeunes écervelés,
qui ne terniront pas une marche digne, solidaire et chaleureuse"
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A
un carrefour du boulevard Adolphe Max, les forces de l'ordre
encerclent plus de 150 casseurs.
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La
plupart des quelques 150 casseurs sont mineurs. Certains ont
à peine 12 ans.
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Bilan:
une centaine de vitrines brisées et une quinzaine de voitures
endommagées, plus de 150 arrestations et une manifestation ternie.
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