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60 après, Bill Coleman, un vétéran américain revient sur les
lieux de son débarquement en Juin 1944.
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Bill Coleman au Cimetière américain de Colleville: " Ici
reposent 9387 jeunes soldats morts au cours de la Bataille de
Normandie."
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Bill Coleman: " Notre bateau venait d’une petite ville
à côté de Winchester en Angleterre. Nous avons débarqué à Omaha
Beach. Je conduisais un camion plein de munitions pour ravitailler
les gars qui se battaient. Je ne ressentais pas vraiment le
danger. Peut-être avaient-ils mis quelque chose dans la nourriture
pour nous aider à surmonter les atrocités qu’on voyait ! "
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" Un jour, j’étais à la tête d'un convoi, au volant de
mon camion quand, en haut d’une côte, des Allemands ont tiré
sur mon camion. Par chance, ils n’ont pas touché le chargement
de munitions mais seulement l’arrière du camion qui s’est retrouvé
projeté sur un arbre. Je me suis retrouvé coincé à l’intérieur.
Deux soldats allemands sont arrivés à ce moment-là et m’ont
sorti de là. J’étais en état de choc. Quand ils ont entendu
les autres camions arriver, ils m’ont laissé sur le bord de
la route pour que mes camarades puissent me récupérer et ils
ont filé dans les bois. Sans leur geste, je n’aurais probablement
jamais récupéré mes deux jambes."
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"Après m'être remis de mes blessures, et comme j’étais
saxophoniste, on m’a embauché pour jouer dans l’orchestre des
« Normandy Knights » (chevaliers de Normandie). Et jusqu’à la
fin de mon séjour en Normandie, j’ai joué tous les soirs pour
remonter le moral des troupes, on bougeait d’une compagnie à
une autre. Tout était bon pour encourager les gars. Les filles
des environs venaient danser et c’est comme ça que j’ai rencontré
celle qui allait devenir ma femme."
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Franz Gockel, vétéran allemand, revient sur une des plages les
plus meurtrières "Omaha la sanglante" : " J’étais
au dessus d’Omaha Beach, dans un bunker. Je venais de fêter
mon 18ème anniversaire dans ce bunker. Les Français que je connaissais
m’ont demandé : « Mais quel âge as-tu ? » Quand je leur ai dit,
ils ont été choqués : « Mais tu n’es qu’un enfant ! », m’ont-ils
répondu. . Dans la nuit du 5 au 6 juin, vers 1h, il y a eu une
alerte. Un soldat est venu dans notre bunker : « Levez-vous,
ils arrivent ! »"
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Franz Gockel: "On se disait : « Qu’est-ce qui se passe
? Ils n’arrivent pas ? » Et puis au lever du soleil, on a vu
une multitude de bateaux. La mer en était complètement remplie.
C’était comme une parade. Et il ne se passait toujours rien.
Puis ils ont commencé à bombarder. Les premières bombes sont
tombées à 2 km derrière nous. On ne pouvait rien faire contre
les bombardiers qui étaient trop hauts et les bateaux, trop
loin. Vers 7h, les premiers petits bateaux du débarquement sont
arrivés. C’était incroyable le nombre de bateaux. Les soldats
sont sortis. Pour les Américains, c’était horrible… Beaucoup
n’ont pas survécu. "
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Franz Gockel: "Ils avaient 300 m de plage à traverser et
ces fameuses asperges de Rommel à franchir. La plage était pleine
de morts et les bateaux continuaient à débarquer des hommes,
encore et encore. Moi j’ai crié : « Je veux retourner chez moi
! Je ne veux plus rester ici !» L’après-midi, j’ai été blessé
à la main, une balle m’a coupé trois doigts. On m’a emmené vers
l’intérieur des terres à Colleville. Notre chef de compagnie
avait été tué dès le matin, comme la plupart de nos camarades.
Le bunker aussi avait été pris quand je suis parti. . Au 40ème
anniversaire du Débarquement, j’ai rencontré un Américain qui
était médecin à Omaha Beach. Il m’a dit qu'il avait dormi dans
mon bunker dans la nuit du 6 juin. Il n’arrivait pas à réaliser
que j’ai pu survivre. Il pensait qu’on était tous morts. C’était
vraiment l’enfer."
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Juliette
Lecambaye: "J'avais 16 ans et demi et j'habitais chez mes
parents à Sainte-Mère-Eglise. Je devais épouser le 6 juin 1944
mon mari Georges Brault qui habitait à Fresville. On n'avait
pas prévu que ce serait la date du Débarquement. Dans la nuit
du 5 au 6 juin, le ciel était illuminé de toutes parts, des
escadrilles d'avions ronflaient, bombes et obus faisaient trembler
les maisons, les mitrailleuses crépitaient sans arrêt. Les lumières
étaient camouflées. Enfouie sous les couvertures, j'avais très
peur. Les murs tremblaient, on quittait le lit pour se blottir
les uns contre les autres dans l'escalier. Nuit de terreur,
d'angoisse, inoubliable mais une liberté enfin retrouvée"
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Juliette
Lecambaye: "Dans un fossé, nous étions une trentaine et
les soldats américains tiraient, et toujours je me demandais:
"Où est mon fiancé?... on m'avait appris que la famille
Brault avait disparu et puis quand j'ai retrouvé Georges sur
le route. Je ne pouvais plus attendre. Je voulais me marier
tout de suite. On s'est marié dans le garage de monsieur Michel
Auvray le 23 juin 1944. Je n'avais pas retrouvé ma robe de mariée,
ni mes souliers blancs. Un soldat américain m'a alors offert
une paire de Rangers. Le repas a eu lieu dans la ferme des Fortier
en présence de nos libérateurs qui ont voulu chanter...Alouette
tous en choeur."
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Madame
Michel Auvray: "Dans la nuit du 5 au 6 juin, j'ai aperçu
le premier soldat américain à travers la grille du jardin!"
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Raymond
Paris de Sainte-Mère-Eglise: " « Viens vite, y a le feu
chez Julia ». C’est en arrivant là-bas que nous avons vu les
premiers avions alliés arriver, ils volaient très bas, à 250
m. Ils avaient des raies noires et blanches sous les ailes pour
que nous puissions voir de loin qu’il s’agissait d’avions alliés.
On s’est retrouvés à une soixantaine pour éteindre le feu, en
faisant la chaîne, avec des seaux. Tout le monde regardait en
l’air car il y a eu une nouvelle vague. On avait peur des bombes.
A la troisième vague, tout d’un coup, on a vu les gars sauter.
J’ai levé les bras au ciel et j’ai hurlé : « c’est le débarquement
» Le tocsin sonnait toujours à cause de l’incendie, il y avait
le vrombissement des avions, il y avait l’incendie, les Allemands
qui hurlaient et qui tiraient sur les gars parachutés. Les femmes,
venues aider pour éteindre l’incendie, hurlaient de peur. A
un moment dans la rue, au bout de la place, je me suis retrouvé
à côté d’un Allemand. Un parachutiste venait de tomber à 4 ou
5 m de moi. Il fallait qu’il se débarrasse de son harnais. Tous
les parachutistes tombaient tous sur le dos sauf le « mien »
qui était resté debout. L’Allemand a voulu lever la mitraillette.
Je me suis dit, s’il tire il va tuer les amis. D’autorité, j’ai
abaissé sa mitraillette et j’ai dit : « Nicht Civils ». L’Allemand
a été raisonnable, il n’a pas tiré. Et le parachutiste est parti
derrière l’Eglise. J’en ai vu un autre qui s’est pris dans les
arbres de la place. Il est resté à 2m50 du sol et il s’est fait
cribler de balles par deux Allemands."
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Le vétéran canadien, Lieutenant Bud Peto, a débarqué le 6 juin
1944 à St Aubain sur mer. Il vait 22 ans: "Deux bandes
de rochers faisaient obstacle à l'approche de la plage qui n'était
pas gardée par des batteries lourdes mais par des petits ouvrages.
La plage devenait étroite avec la marée montante. Les chars
amphibies avaient sombrés mais j'étais enfin en France!"
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Georges Regnault devant les traces du passage des tanks alliés
sur les trottoirs étroits de Bernières: " Toute la nuit,
dans la pénombre, on entendait des bombardiers qui allaient
anéantir les lignes de chemin de fer, les ponts, les carrefours,
pour empêcher les renforts allemands d’arriver. Au point du
jour, on a eu l’idée d’aller voir ce qui se passait sur la mer.
On voyait l’horizon par l’embrasure d’une porte de jardin d’une
maison presqu’à l’abandon : C’était noir de bateaux. Ah la la,
incroyable ! On était à 200 m de la plage, on voyait les Allemands
courir partout avec des valises de munitions. « On s’est dit,
ça y est, c’est le débarquement ! "
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Georges Regnault devant la première maison libérée de France:
"Des obus allemands nous passaient au-dessus pour essayer
de toucher l’armada. C’était un enfer qui nous a paru durer
des heures, alors que ça n’a pas duré si longtemps. On ne pouvait
pas rester où on était, c’était trop dangereux . On s’est réfugiés
dans une carrière, on était une dizaine. Je m’inquiétais pour
mes parents, je voulais sortir pour aller les retrouver, je
me disais : « allez j’y vais, il y a moins de tirs ». C’est
au moment de sortir que quelqu’un de la carrière m’a dit : «
Sors pas, sors pas, il y a quelque chose ! » Six chars arrivaient,
ils sont passés tout à côté de nous, tout tremblait dans la
carrière. Juste après, on est sortis quand même. C’est là qu’un
Canadien est arrivé vers moi. Il m’a dit : « T’es pas un Boche
? ». J’ai répondu : « Non, je suis pas un Boche, je suis français
». Je lui ai dit : « Mais vous parlez français ? ». « Oui, je
suis canadien », a-t-il répondu avec l’accent québécois."
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Jacques
Martin de Bernières: " Notre maison était à côté de l'hôtel
Grave, à cinquante mètres de la plage, face à la mer. Dans le
nuit du 5 au 6, après une première alerte vers minuit, mon père,
un ancien de 14-18, nous fait descendre en pyjama à la tranchée
qu'il avait creusée devant la maison. Les avions, les bateaux
canardaient. On avait peur des bombes d'avions et ma mère et
ma soeur commençaient à flancher: on a entonné des chants scouts.
On a tenu comme ça jusqu'à 6 h. La maison était démolie et les
ruines flambaient. Un officier est arrivé, nous a fait conduire
à la plage, à la baïonnette, avec des prisonniers allemands.
C'est à ce moment-là que nous avons découvert le débarquement.
On a alors vu un soldat qui portait au bras une inscription
française: La Chaudière. C'était un Canandien français, le sergent
Gagnon. Il s'est occupé de nous. L'après-midi, j'ai couru après
les poules et les lapins avec lui. Le sergent est reparti le
lendemain. on ne l'a jamais revu. Il a été tué d'une balle dans
la tête dans le cimetière de Rots."
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60
ans, un vétéran canadien revient sur la plage de son débarquement
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Vétéran Américain de la 29 ième division national guard
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Sol Morris, canadian vireless operator : "La guerre, c'est
la guerre. Qu'importe la couleur de peau, la religion et la
nationalité. Il y avait des jeunes soldats et ils ont été tués.
Pouvons-nous l'arreter? Je ne sais pas!"
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Madame Pomikal: "A la fin de la guerre, les soldats allemands
qui étaient prisonniers travaillaient dans les fermes. Je suis
tombée amoureuse d'un soldat qui travaillait dans notre ferme.
Cela a été difficile pour ma famille. Plus tard, je me suis
mariée avec ce soldat. La vie a été difficile pour lui mais
à sa mort, tout le village était présent à ses funérailles"
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Jean-Marie Girault, Caen: " A peine était-il minuit que
je fus soudainement réveillé par des bruits sourds de canon
de marine. Je suis monté au grenier d'où je pouvais apercevoir
de grands éclairs, quelquefois des fusées éclairantes et un
bombardement d'artillerie qui revêtait un cachet formidable.
Il était environ 4h30 quand nous commençames à parler du Débarquement.
A 12h30, sur le BBC, un message du général Eisenhower révéla
que les Alliés avaient débarqué dans le Nord de la France. Et
vers 13h30, le premier obus est tombé alors que j'étais à la
fenêtre du salon en compagnie de ma soeur. La suite allait être
horrible pour nous. Caen allait être completement détruite"
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Jacques Vito à l'abbaye d'Ardenne: "Le 7 juin 1944, la
12e Panzerdivision SS Hitlerjugend menée par Meyer attaque et
détruit de nombreux chars du Scherbrook Regiment, une unité
blindée canadienne. De nombreux soldats canadiens sont tués.
11 autres canadiens furent assassinés d'une balle dans la nuque.
Le lendemain, d'autres prisonniers de guerre furent amenés à
Meyer, qui eut cette phrase : "Pourquoi m'amenez-vous des
prisonniers? Ils ne peuvent que manger nos rations!" Après
un court interrogatoire,7 furent assassinés par un officier
de Meyer. Les cadavres furent enterrés près de l'arbre que j'avais
planté quand j'étais tout petit. En tout, 18 prisonniers de
guerre canadiens avaient été assasinés par les SS."
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Simone Buon, Caen : " Ce jour-là, mon mari avait trouvé
une combine pour nous ramener du pain. C'est en rentrant qu'il
a été tué, le 6 juillet 1944, au cours d'un
bombardement. Mon mari n'avait pas de cercueil. On nous a donné
un endroit pour en trouver un et on a dû transporter son corps
sur un petit camion à bras. Il y avait aussi celui d'un petit
bébé. Mon mari était dans une housse de toile huilée, et le
petit, c'est un détail qui m'a beaucoup marquée, avait sa petite
main qui sortait de la toile et qui bougeait quand on faisait
avancer la carriole. Le bombardement de Ifs était terrible.
On ne voyait plus le ciel, il était rempli d'avions. Les bombardements
ont duré plus de 5h. Des Allemands sont même venus se réfugier
avec nous."
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Un vétéran anglais revenant sur les plages du Débarquement.
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Thérese et Jean-Paul Marie: " Au quarantième anniversaire
du Débarquement, notre maman a reçu la visite d'un soldat allemand.
il faisait partie d'un groupe de soldats allemands qui ont fait
la Bataille de Normandie. Ceux-ci étaient affamés. Ils ont occupé
la cuisine pour y cuire des oeufs qu'ils avaient trouvé dans
la ferme. C'est à ce moment qu'un magnifique jambon qui était
caché dans la cheminée est tombé sur la poêle. Ils se sont jetté
sur ce jambon, le dévorant en entier et ne laissant aucun morceau
à notre maman. A notre grande surprise, cet Allemand est revenu
40 ans plus tard avec un jambon et ses excuses."
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"J'avais 13 ans au Débarquement de Normandie, J'habitais
Fleury Sur Orne. Dans l’après-midi du 6 juin, il y avait des
bombardements sur Caen, on les voyait d’ici. Je me rappelle
bien, des chapelets de bombes ! Il y avait plein de fumée et
ça ne s’arrêtait pas. Beaucoup de gens ont fui vers Fleury.
Des personnes de Caen qu’on connaissait ont dormi chez nous,
puis elles sont parties le lendemain vers les carrières. Nous,
on est descendus dans les carrières deux ou trois jours après.
Ma mère voulait partir plus tôt mais mon père voulait rester.
On est partis dans une carrière sur la route d’Harcourt, la
carrière « Fouquet »,. C’était comme un gouffre. On y descendait
par une échelle. Là, on est restés jusqu’au 19 juillet. Mon
père et d’autres hommes allaient au ravitaillement dans les
fermes alentours et sur la place du village pour nous ramener
à manger. Il y avait dans la carrière une tranchée profonde,
à ciel ouvert. On y faisait des petits feux et des barbecues.
On n’avait pas aussi bien mangé depuis avant la guerre ! Mon
père risquait sa vie chaque fois qu’il partait au ravitaillement.
Je me souviens qu’un homme de la carrière s’était fait tuer
par un Allemand alors qu’il ramassait des pommes de terre dans
un champ. C’était la guerre… Je me rappelle qu’un petit bébé
est né dans la carrière, je n’ai pas vu l’accouchement, j’étais
trop jeune mais je me souviens des cris. C’était un petit garçon,
ils l’ont appelé Pierre. Il a eu 60 ans cet été. "
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